Je vous souhaite bon succès dans vos efforts pour l'art, car c'est l'art seul et la science qui nous montrent et nous font espérer une existence plus haute
-L.Van Beethoven-
Un jour, quand nous aurons maîtrisé les vents, les vagues, les marées et la pesanteur, nous exploiterons l'énergie de l'amour...
Alors, pour la deuxième fois dans l'histoire, l'homme aura découvert le feu.
-Teilhard de Chardin-

mardi 18 août 2009

Rois du Grau...

Le ter s'arrête à son terminus et me voici avec B. au Grau du roi pour une semaine de vacances sous le soleil de la méditérannée... D'abord, trouver l'agence, où l'on nous remet aussi bien un état des lieux qu'un sac de plage avec du café, du saucisson et des bons de réduction que nous n'utiliserons jamais. Ensuite, trouver l'appartement dans une rue où les numéros des maisons n'ont absolument aucune logique...Mais nous voici, dans 25 m² avec une terrasse qui donne sur : les voisins d'en face (surtout Edouardo, 98 ans, qui ne bouge de sa chaise que 20 minutes par jour pour aller voir la 39ème rediffusion du 21ème épisode de Derrick), et l'avenue, un peu bruyante et pleine de kékés... Heureusement, le Super U n'est pas loin et le centre ville à quelques minutes.

Dès le lendemain, marché pour trouver des produits locaux... enfin, juste des vêtements, un vendeur de bonbons "La Vosgienne" (pour sponsoriser un cirque privé !), un petit Casino digne de Berlin-Est en 1977 et trois tranches de jambon fumé pour 3€97. Ca commence fort... Et puis, la plage en bas de la résidence, coincé entre des familles et des jeunes bruyants, dans un brouhaha intense et un sable douteux. Le soir, c'est promenade (et glace !) sur le port.Du coup, le lundi, direction "l'espiguette", plage de 10km de long pour 700m de large, avec des dunes et de la place ! Certes, le trajet mérite une attention particulière (un autocar qui ne part jamais à la même heure, ne fait jamais les mêmes détours et ne s'arrête jamais au même endroit puisqu'il n'y a pas d'arrêt précis...), mais le lieu est simplement magnifique, digne des plus belles cartes postales représentant la mer et le soleil.

Le soir, nous sommes crevés par tant de chaleur, de soleil et de bains de mer. Evidemment, cela ne nous empêche pas un bon repas (nous avons passé nos repas sur la terrasse en cuisinant nous même moules, truites, bulots, seiches, préparant salades, apéros à la tapenade etc.).

Mardi, nous prenons l'autocar pour Montpellier. Le chauffeur est lui-même un gag : engueullant absolument tout le monde (dans le car, sur les trottoirs...) énorme...! Sur place, promenade place de la Comédie, déjeuner face à la préfecture, visite du musée historique de la ville, de celui de la pharmacie et du musée des objets et peintures locales. Ces trois musées sont superbement bien faits, chaleureux et accueillants, clairement expliqués. Un coca light / sirop d'orgeat à côté de l'église Saint Roch, et nous rentrons (en dormant profondément dans le car, mais aussi en restant dubitatifs face aux constructions de La Grande Motte !)

Mercredi, de nouveau glandouillage à l'Espiguette. Décidément, cette plage nous plait de plus en plus... Même s'il faut bien marcher 40 minutes sous le soleil en descendant du bus, nous trouvons des recoins où il n'y a pas grand monde et où l'on peut bouquiner tranquillement. Quelle quiétude ! Le soir, nous découvrons le "Splendid café", seule terrasse avec Wifi, bière sans alcool ou bière avec alcool... périmée depuis plus de 6 mois (croyez bien que j'ai exigé le remboursement !)

Jeudi, nous avons loué une voiture. Je vous arrête tout de suite : non, ce n'est pas moi qui conduisait ! Notre volonté est de nous promener un peu : petit déjeuner à Aigues-Mortes, promenade à Arles (initialement pour y voir les expos photos, que nous avons abrégé à la visite de deux expos vus les prix exhorbitants), déjeuner face aux arênes, petit verre frais chez Firstline qui habite à côté (où je me présente à Tristan sous le pseudo de Gulliver !). Et puis, les Baux de Provence où l'on grimpe sous la chaleur, le moulin de Daudet, Tarascon et Beaucaire avant de rentrer sur le Grau... On en a vu de la camargue... ! Journée absolument fabuleuse entre les villes et les vignes, la mer et les chevaux... Un régal.


Vendredi est la dernière journée sur place. Plus question de grande promenade sous un soleil de plomb, plutôt bouquiner sur la plage ! Du coup, nous partons tôt le matin direction l'Espiguette (encore ???!!!) où nous resterons de longues heures en tenant difficilement hors de l'eau vu les températures. Le chauffeur du bus cette fois est anglais et... ne parle pas français ! Incroyable ! Nous décidons de rentrer pour 18h de façon à ranger et nettoyer l'appart histoire d'avoir une dernière soirée. Au menu ce soir là : Toro Piscine aux arênes (B. est resté interloqué : lui qui ne connaissait rien au sud de la France, il a découvert ses arnaques, son temps distandu, et des coutumes étranges visant à mettre des vachettes dans des piscines...). Comme par vengeance, nous sommes allé diner à côté du front de mer en prenant de la Gardianne de taureau ! Nous nous sommes ensuite promené le long du port en mangeant la glace quotidienne (genre Malabar-Brie de Meaux ou encore Fôret noire-escargot...), avons bu un verre en discutant jusqu'à très tard...

Samedi, le Grau du Roi se termine : retour à l'agence, petit déjeuner dans un café (où il ne restait que des cafés et des jus de fruits, même la boulangerie était aussi garnie que celles de Sarajevo...), face au marché où un énooorme mec suant vantait les mérites des culottes.
Nous prenons alors le train pour Marseille histoire de prolonger le séjour jusqu'à lundi avec Sealou Saint-Clouves, toute sa familly, Bernard le voisin, Martha la polonaise, Lulu la flûtiste (tiens ? elle est là elle...? je pense qu'on va en reparler dans pas longtemps...) et Jurgen l'allemand.
Quelle semaine fantastique ! Rien que du bonheur ! B. et moi nous entendons à merveille, dans une espèce de simplicité... D'ailleurs, il a même avoué qu'il avait changé d'avis sur le sud et qu'il y reviendrait avant 2020 !

mercredi 5 août 2009

Paris je t'aime...

Tout est prêt pour partir en vacances, ménage achevé, valise bouclée... Une petite soirée s'offre à moi... Un bon verre et un dvd. Farfouillons... que regarder... Je tombe sur un film prêté par B. : "Paris je t'aime". 18 histoires dans Paris, chacune le fruit d'un réalisateur différent, chacune dans un quartier, chacune parlant de l'amour... Et ben, un choc : images superbes, histoires émouvantes, musique à propos et Paris filmé comme on peut filmer la personne que l'on aime...
A voir absolument...

mardi 4 août 2009

Mon chez-moi !

Rien de bien follichon... mais ça ma change bien de Paris !
51m² en plein dans la grande rue (face au cinéma et au Célio !), juste à côté de l'église, à 6 mn du conservatoire et 10 de la gare, au dessus de chez Monsieur l'Opticien, au 2ème étage d'un immeuble de 2 étages...
Mon immeuble :


La vue côté rue et celle côté "toits"

A l'intérieur, tout n'est pas encore bien emménagé (ben oui, je manque d'abats-jours, d'un lit, de rideaux, d'un canapé et d'étagères moi !), mais je me crée mon cocon tranquille...
Euh... J'ai pas de photo de l'entrée ni de la cuisine... Désolé !
La chambre et la salle d'au

La "pièce à musique" :

Le séjour :

Bon, il va de soi que... vous venez quand vous voulez... !

Alençon city beach


Y'a Catherine à l'accueil de la mairie qui m'explique tout (jour des poubelles, visites, parcs...), y'a la dame de l'office du tourisme qui m'explique tout (train touristique, histoire de l'église et de Monsieur Poulet-Malassis, éditeur des "Fleurs du mal" de Baudelaire...), y'a le jeune homme du Cyber-espace qui retient mon nom quand j'y vais, y'a mon directeur qui prend 4h40 de son après midi pour écouter de la musique avec moi, lire des partitions, m'offrir disques et livres, parler de projets... Une ville étonnante...
Et puis les bords de Sarthe, l'église qui sonne chaque quart-d'heure, la halle aux blés, la halle aux toiles, le "Kiss-me"...
Je découvre la province !