Je vous souhaite bon succès dans vos efforts pour l'art, car c'est l'art seul et la science qui nous montrent et nous font espérer une existence plus haute
-L.Van Beethoven-
Un jour, quand nous aurons maîtrisé les vents, les vagues, les marées et la pesanteur, nous exploiterons l'énergie de l'amour...
Alors, pour la deuxième fois dans l'histoire, l'homme aura découvert le feu.
-Teilhard de Chardin-

jeudi 26 juin 2008

Perles...!

Voilà, je viens de recevoir quelques perles du cours d'analyse musicale de la fac...
Je vous mets pas tout, surtout qu'il y en a quelques unes qui ne sont délicieuses que pour les "connaisseurs"... Je vous mets donc les plus énormes, ou celles qui, vraiment, ne veulent rien dire !!! Si certains veulent la version intégrale, qu'ils n'hésitent pas à demander !

- « une certaine simplitude harmonique »
- « La musique baroque est par rapport à la Renaissance une caractéristique nationale.»
- « Ce quatuor est joué avec peu d’effectif »
- « On a un orchestre dégarni »
- « une oeuvre typiquement baroque du 16e siècle » (le baroque va de 1607 à 1750...)
- « la pédale de tonique qui tient 17 mesures sur une note » (une pédale, par définition, est la tenue d'une seule note...)
- « C’est une œuvre qui regorge de politesse »

- « Nous sommes face à un extrait musical d’une grande vitalité. Difficile de savoir (...) ce qui nous procure ce petit grouillement au fond du ventre. Ce genre de musique est, à n’en point douter, la cause de certaines descentes d’organes.(…) Et c’est même devenu un jeu ici où les transitions sont très marquées, le compositeur passe en effet d’un climat à l’autre avec un bonheur avouable et complice. Il est tout à fait remarquable de voir que de tels hommes « compositeurs » prennent sur leurs épaules les pauvres sains d’esprit pour les faire trotter un peu dans les cieux. De nos jours, cela prendrait presque des connotations politiques, un attentat avec un cocktail molotov de bonheur pur. Tous ces éléments, mis les uns sur les autres, collés, mélangés, malaxés, sont la cause de ce petit chatouillement des entrailles dont il était question au début. Cet extrait possède son indépendance propre, un début et une fin cohérente, sa petite philosophie à lui tout seul. Haydn, aux alentours de 1770, pourrait être cité comme l’auteur probable de cette musique. Qu’il en soit remercié bien sincèrement, si c’est lui. »

- « Les contrastes entre exaltation et désespoir sont manifestes, en témoignent les mesures 18-19, où le sublime emploi du 7-5 forme un creuset entre 7 et 9-7-+ et permet une reprise d’élan (qui correspond à une transposition, les V se succédant entrecoupés par les VII du 7 comme on le discerne très bien par les nuances et la dynamique de l’interprétation (…) L’extrait se termine en Mi mineur mais commence-t-il vraiment dans ce ton ? La douceur et la sensation de 7e espèce suave et quiètte nous fait ressentir le majeur mais à partir de la 2e mesure nous pourrions aussi bien être en Mi mineur, auquel cas la pièce démarrerait sur un emprunt ! Toutefois, le calme de la mesure 1 contrastant avec le début mes. 2 (double notes étrangères : la# et le Do qui sonne vraiment comme l’App. conduisant à un Si plus triste, comme le pianiste a choisi de l’interpréter par la nuance, et le fait de se sentir soudain en suspend rappelle le sentiment de cadence rompue. Dernière indication : l’introduction importante de la syncope reprise mes. 15 et suivante : si on suit la logique de ce passage le Sol serait App. du Fa#, et l’on serait alors dès le début sur V… de Mi mineur ! Notons que l’ambiguïté vient surtout du fait de démarrer sur la médiante, impossible p. exemple sur des sujets tonaux contrapuntiques du fait justement qu’elle n’annonce pas assez clairement le ton.Mes. 22-23 : Liszt nous a donné toutes les cartes en main : même dépourvue du reste de l’harmonie, les notes suggèrent de part les émotions qu’elles suscitent les harmonies auxquelles elles se rapportent : ici 7 et 9-7-+, génie du compositeur qui crée un monde illimité (même) en se dépouillant…»

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26 juin 1541 : Assassinat de Pissaro (fallait pas enlever Zia !) - 26 juin 1918 : La grosse Berta bombarde Paris - 26 juin 1925 : "La ruée vers l'or" de Chaplin - 26 juin 1945 : naissance de l'ONU - 26 juin 1963 : Kennedy se prend pour une patisserie en disant "Ich bin ein Berliner" (notez que le berliner est un gateau allemand... S'il avait voulu dire "je suis un berlinois", il aurait dit "Ich bin Berliner" !!!)

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Bonjour et Merci pour ton Blog !
A "ce" propos (musique) je me souviens de la crise de fou rire qui m'a prise lorsqu'un matin et alors que j'ouvrais toutes grandes mes oreilles (m'étant préparée à entendre le "pire" pendant que mon prof de contrepoint lisait dans un grand silence mon devoir) il se retourna brusquement me regardant bien dans les yeux et de tout son sérieux, il me lança : oui ! j'ai oublié de vous dire que :
"dans une pédale les parties sont rapprochées" ! :-)))
Alors là... sous l'effet du "choc", j'ai bien essayé de faire tout mon possible pour me retenir de pouffer,les larmes me venaient même aux yeux tellement je me retenais de respirer... et j'ai tout simplement fini par "craquer" ! car le pire, c'est que comme lui, il ne comprenait pas ce qui m'arrivait, il a ajouté très calmement: "non mais faites attention car c'est "sérieux" : n'oubliez pas ! "dans une pédale les parties sont rapprochées". Et bien ça doit faire vingt cinq ans de cela mais c'est sûr, je ne l'ai pas oublié ! tiens ! encore une fois, rien que pour le plaisir :-) : dans une pédale... les parties sont comment ???... Elles sont ?...
Rapprochées :-)
Une Perle de Sagesse de mon excellent et très sympathique prof de contrepoint, toujours prêt à aider et à encourager ses élèves : Patrice de Faccio
commentaire de nicole